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Présentation de Solaris
3.Solaris, Linux je t’aime moi non plus
Le rapprochement de Sun vers Linux s’est amorcé en 2000. On ne parlait pas de rendre Solaris gratuit, bien sûr, mais plutôt d’intégrer des interfaces Linux dans Solaris mais aussi d’intégrer des fonctions de Solaris dans Linux. Cette vision s’est concrétisée par le rachat de Cobalt Networks en Septembre 2000. Sun a pu alors proposer en 2002 des serveurs linux. Ces serveurs, d’entrée de gamme et peu chers étaient destinés aux applications simples (proxy par exemple). Il n’était pas question de concurrencer les fleurons de la marque basés sur la technologie Spark/Solaris. Pris entre le désir de contrer Microsoft sur le marché des postes de travail et de proposer une solution Linux pour les Serveur, il s’en est suivi un gros cafouillage dans la stratégie commerciale de Sun face au logiciel libre. En 2003, la distribution Linux Mad Hatter sort : Il s'agissait d'une "solution" pour les PC de bureau et les ordinateurs portables. Mad Hatter reposant sur Linux et contenant notamment Mozilla, StarOffice, et Java. L'ensemble constituant un concurrent direct à Windows XP et MS Office. Mad Hatter n’était pas gratuit mais son coût était entre 80 et 90% inférieur à celui de Windows. Cela s’est traduit par un échec retentissant, les entreprises étant toujours très attachées au couple Windows-Office. Il s’en est suivi un licenciement de la plupart des développeurs Linux de Cobalt. En 2002, avec Solaris 9 Sun intègre une véritable gestion des interfaces de programmation Linux. Visiblement Sun veut offrir la même API système que le noyau Linux. Pour autant, cela ne les a pas empêchés de perdre des parts de marché face à Linux (studio Pixar par exemple). Sun s’est alors recentré sur Solaris et Java et aboutir enfin sur la solution ultime : proposer en 2005 le fameux Solaris gratuitement.
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